Dimanche 15 avril 2012
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Jean-Luc Mélenchon à Pau, ce jour, sympa, c'est à lui qu'ira mon vote au premier tour. Je me faisais
donc un plaisir d'assister à ce meeting en plein l'air. Pour l'occasion la place Royale a été rebaptisée Place au Peuple. Le problème, c'est que les nuages sont aussi de gauche et qu'ils se sont
pressés en rangs serrés au-dessus de la dite place. Mais ça n'a pas empéché une programmation musicale bien sympa de divertir puis chauffer le public des 11h. Francis Lassus avait mis en
swing, comme il dit, le spectacle, avec la participation bénévole de groupes et musiciens locaux. Peu avant 14h, Christian Laborde clos le set musical d'une tchatcherie de son cru, truculence et
verve gasconne au rdv.
Le public est là, 6000 personnes environ, sous les parapluies, parapluies vite honnis, ainsi que leurs propriétaires, par les
rangs du fonds. On nous présente ceux qui représenteront le front de gauche aux législatives, Olivier Dartigolles ouvre le meeting, la pluie redouble, les parapluies s'entremêlent, le public
chauffe, se mouille, éructent aprés les parapluies et ceux qui tiennent le manche.
Le co-directeur de campagne de Mélenchon arrive au bout de son discours... la pluie cesse... et voilà le candidat du Front de
Gauche qui entre en scéne, charisme en bandouillère, rose rouge à la boutonnière, éloquence plein la cartouchière. Il déroule dans un premier temps ses thèmes et arguments courants, puis part
dans une diggression étonnante mais néanmoins intéressante sur les guerres de religion, le rôle qu'y tint Henri IV, pour aboutir à quelque chose du genre " tout se gagne et tout se perd,
rien n'est acquis d'avance".
Puis il disserte quelques minutes sur la peur, rejoignant une formule de mon cru : " la peur n'enlève pas
le danger, et ça rend con". Le candidat de la gauche termine plus classiquement son intervention. Le meeting s'achève traditionnellement sur la Marseillaise et l'Internationale. Une fois la
tribune vide, le sonorisateur envoie " On lache rien" par HK et les saltimbanques.
Nous sommes humides, il fait frisquet, personne ne s'attarde, retour maison.